Le Voyage Astral  

 
 
  Aussi loin que l’on puisse reculer dans le temps, nous trouvons des témoignages d’hommes et de femmes qui se retrouvaient, souvent involontairement, sur le plan astral. Naturellement, la plupart d’entre eux ne pouvaient comprendre ce qui leur arrivait. Ils osaient rarement en parler, de peur de se faire accuser de sorcellerie et ainsi risquer la torture, ou carrément l’exécution. À travers les siècles toutefois, certains esprits, plus éclairés que d’autres, ont tenté de nous expliquer avec la compréhension et le langage de leur époque, ce qu’ils avaient vécu sur un autre plan d’existence. Il était très risqué pour eux également de divulguer une chose aussi invraisemblable. Ainsi sont nées les Écoles de Mystères, où des adeptes de mysticisme se rencontraient dans le plus grand secret, et pouvaient discuter entre eux de leurs expériences sur les plans supérieurs. Aujourd’hui, nous pouvons parler librement de nos sorties astrales. Et pourtant, la communauté scientifique tarde toujours à admettre cette réalité. Ce n’est toutefois qu’une question de temps. Grâce au progrès des dernières années en mécanique quantique, la physique et la méthaphysique se rejoindront bientôt.
 
 
 
Mes origines
 
 
   Dans ma famille, on a toujours pratiqué une forme ou une autre d’ésotérisme. Ma mère y avait été initiée toute jeune par une religieuse qui avait décelé chez elle une lueur de mysticisme. Mon père quant à lui, pratiquait l’hypnotisme et la télépathie régulièrement avec ma mère. Je me souviens que mon père accompagnait à l’occasion un magicien, qui disait-on, faisait des «
 miracles ». Ma mère parlait peu de ses expériences occultes, mais elle a probablement visité le plan astral consciemment durant toute sa vie. Durant ses sorties astrales, elle se rendait à l’occasion visible, ce que peu de voyageurs de l’astral peuvent faire. J’ai en mémoire une de ses mésaventures où elle avait surgit entre deux maisons, en tenue légère par une froide journée d’automne. Elle avait par la suite baragouiné une explication plutôt saugrenue à une personne qui l’avait apperçue !
 
 
 
Mes débuts en ésotérisme 
 
 
   Pour ma part, c’est au début de la vingtaine que je fus attiré par les voyages astraux. Même si j’avais entendu mes parents parler de leurs expériences dans ce domaine, et que je les savais crédibles, il demeurait tout de même un certain doute en moi. J’avais besoin de vérifier par moi-même, et c’est ce que je fis. Nous étions dans les années 70, et les publications sur le voyage astral, et les sciences occultes en général, fusaient de toutes parts. Je dénichai une procédure de voyage astral qui me semblait crédible et bien adaptée à nous occidentaux. Méticuleusement, j’abordai le sujet une leçon après l’autre sans me presser. J’exécutais soigneusement les exercices prescrits à chaque semaine, et semblais progresser assez bien. Et vint le temps de tenter ma première sortie hors du corps. Surprise
 ! J’ai réussit à quitter mon enveloppe charnelle au premier essai. Même un peu trop vite à mon goût, car mon épouse couchée à côté de moi, n’était pas encore tout à fait endormie. 
 
   Entendre parler de voyager consciemment sur le plan astral, c’est une chose, mais le faire sois-même, et aussi facilement, c’était absolument envoûtant pour moi. Je venais de découvrir que je pouvais exister sans mon corps physique. Je ne suis pas allé très loin ce soir-là. Je flottais simplement à environ un mètre au-dessus de mon corps physique. Après quelques minutes, mon corps astral se mit à se balançer de gauche à droite, juste un peu trop vite à mon goût. Ce qui me surprenait au plus haut point à ce moment-là, c’est que j’avais pleine conscience de ce qui m’entourait. C’était beaucoup plus réel que dans un rêve, je dirais même plus réel qu’avec mon corps physique. J’ai eu tout à coup l’idée de m’amuser à changer la couleur de mes vêtements dans ma garde-robe, car je voyais à travers la porte maintenant. Ainsi, ma chemise verte devenait jaune ou bleue instantanément à ma guise. Mon pantalon gris que j’avais toujours trouvé un peu pâle, était devenu juste de la bonne teinte. Notez que je ne me suis pas retourné pour regarder mon corps physique comme plusieurs mystiques recommandent de le faire à notre première sortie astrale. Après quelques minutes de ce manège, je décidai tout bonnement de réintégrer mon corps physique, car le balancement de mon corps astral était un peu dérangeant, et de toute façon, je pensais que c’était suffisant pour une première sortie. Revenu dans mon corps physique, je ne me suis jamais senti aussi reposé de toute ma vie, et ce fut toujours ainsi après chacune de mes sorties astrales. Vingt minutes dans l’astral valent pour moi bien plus qu’une nuit complète de sommeil. D’autres prétendent en sortir fatigué, j’en ignore le pourquoi.
 
   Ainsi débuta une série de voyages sur le plan d’existence suivant. Désormais, ma conscience n’était plus prisonnière de mon corps physique. Chacun de ces voyages m’apportait une expérience différente. La plupart du temps, je choisissais le bût ou la destination de mon voyage à l’avance, et je m’y préparais. Je pouvais me rendre en des lieux éloignés l’espace d’un éclair. J’avais aussi la possibilité de reculer dans le temps, même si le retour était un peu brutal. À d’autres occasions, je me laissais guider par ma conscience qui m’amenait naviguer dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand. Souvent, je ne faisais que sortir de mon corps, pour me retrouver comme dans un espace neutre, un hâvre de paix. Je m’y reposais quelques minutes, et je rentrais. Les limites du monde terrestre n’existaient désormais plus pour moi. J’aimais filer à toute vitesse à travers l’espace, j’appréciais particulièrement la sensation d’accélération que cela me procurait. À cette époque, je n’arrivais pas à comprendre toutefois, comment je pouvais ressentir si bien la vitesse et l’accélération dans un monde où supposément le temps n’existe pas
 ! J’ai compris le pourquoi plusieurs années plus tard, et je l’explique dans un autre de mes écrits. Tout comme le plan physique, et tous les autres plans d’existence d’ailleurs, le plan astral comporte aussi ses propres limites. Ainsi, il m’était impossible avec mon corps astral, d’aller vraiment loin dans le cosmos, c’est à peine si j’arrivais à croiser quelques planètes.
 
   
 
Je sentais le besoin de prendre une pause 
 
 
   Je n’avais désormais plus besoin d’une méthode quelconque pour me projeter dans l’astral. Du moment que je me couchais sur le dos, je décollais, instantanément. Si je voulais éviter de sortir, je devais me tourner sur le côté, et tout de suite en me couchant. C’était devenu un peu trop facile, je n’avais pas toujours envie de changer de plan d’existence. D’autant plus, que le plan astral étant un plan axé sur l’émotion, j’étais devenu trop émotif à mon goût. Quand j'ai relu plus tard la méthode de projection que j'avais utilisée, je me bien rendu compte que je n’avais pas retenu certains de ses conseils. Je dois l’avouer, le bût de mes voyages dans l’astral n’était pas toujours noble, c’était souvent juste pour m’amuser, pour fouiner. Et les problèmes ont commencés pour moi. J’ai fait quelques mauvaises rencontres là-haut, et quand on ouvre une porte dans ce domaine, elle est parfois difficille à refermer. J’avais beaucoup appris durant ces cinq premières années de voyages sur le plan astral, et je comprenais maintenant qu’il était temps de prendre une pause, et de mettre en pratique sur le plan terrestre ce que j’avais acquis dans l’astral. Le voyage astral doit demeurer un outil d’évolution, et non une fuite ou un refuge, ce qu’il était en train de devenir pour moi.
 
 
 
 Un retour sur le plan astral 
 
 
  Après environ cinq ans de d’entracte, je sentais le besoin de retourner sur le plan astral. J’étais cette fois beaucoup mieux préparé à revivre ces expériences. Étant membre d’un Ordre Mystique à cette époque, je pouvais profiter de conseils judicieux de mes nouveaux guides, et même avoir accès à une certaine «
 protection » sur le plan astral. Encore une fois, je n’ai eu aucune difficulté à rejoindre le plan astral, surtout que cette fois-ci, j’avais la certitude que c’était possible, je l’avais déjà fait. J’ai vécu des expériences absolument merveilleuses durant les quelques quinze années qui suivirent. J’en raconterai quelques une plus loin sur ce site. Je n’allais pas aussi assidûment en projection que précédemment, et mes sorties duraient rarement plus de trente minutes. Je reconnaissais que j’étais avant tout un être humain sur la planète Terre, et que les connaissances acquisent sur le plan astral devaient être bien intégrées, et servir de tremplain évolutionnaire dans notre monde matériel.
 
 
 
Une deuxième pause 
 
 
   Encore une fois, le temps était venu de prendre une pause de mes débarquements sur le plan astral. C’était nécessaire pour moi, ainsi que pour mon épouse, qui se plaignait souvent que j’avais la tête dans les nuages. Et elle avait bien raison
 ! J’avais aussi souvent de la difficulté à expliquer certains de mes comportements. Je savais des choses que mon entourage ignorait, et n’aurait pas pu comprendre de toutes façons. J’avais aussi la mauvaise tendance à me refermer plutôt qu’à m’ouvrir aux autres, car je trouvais qu’ils ne comprenaient rien ! J’aurais tellement voulu leur faire comprendre mon interprétation du sens de la Vie sur Terre, mais tous ne sont pas prêts à recevoir ce genre de message. Je le comprends maintenant, et je le respecte.
 
 
 
Bon, j’y retourne 
 
 
   Vingt ans se sont écoulés depuis mes dernières sorties astrales, J’ai vieilli bien sûr entre temps, et je crois avoir acquis une certaine sérénité intérieure. Je crois être mieux enraciné dans le monde que précédemment. Mes questionnements ne sont plus tout à fait les mêmes, mais il me manque toujours des réponses sur certains sujets existentiels, et je sais que le plan astral a encore beaucoup à m’apprendre. Souhaitez-moi bonne chance, j’y retourne
 !

André A. Bernier



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La connaissance n'a de valeur que si elle est appliquée dans la vie

 

 
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